Les biotechnologies sont, à mon sens, la dernière application de nos sociétés de reproduction mécanique. Les êtres vivant sont depuis longtemps victime d’un
traitement industriel, des usines agroalimentaire aux laboratoires robotisés. Mais depuis quelques années, au nom de la production ou de la médecine, la science s’attaque à l’ADN avec les mêmes
méthodes. Ces techniques devancent les processus naturelles, jusqu’à des créer des êtres contre-nature. Plusieurs laboratoires travaillent sur des génomes mi-homme mi-animal pour permettre les
greffes d’organes de porcs chez l’homme, ou la production de protéines thérapeutiques dans le lait de brebis.
Mon objectif n’est pas d’expliquer ces nouvelles pratiques mais d’essayer d’en comprendre les enjeux d’un point de vue éthique,
environnementale et économique.
J’ai pris l’informatique comme environnement graphique et comme support de diffusion parce qu’il s’agit, à mon sens, de la
concrétisation du désir de reproduction mutli-média (de tous les médias) de nos sociétés. La machine est omniprésente dans les biotechnologies. Ce sont des robots qui ont séquencés le génome
humain, qui est aujourd’hui stockés dans une base de donnée internationale via internet.
J’ai choisi de faire des animations à diffuser sur des sites et des blogs d’information et de critique dans ce domaine. Le traité
didacticiel informatique place le spectateur au premier rôle, confronte la réalité des manipulations génétiques souvent mal connu aux taches informatiques du quotidien. Il permet aussi
d’anticiper les possibilités qui seront donnés à chacun d’accéder à des informations génétiques et la banalisation de ce type de pratique.
CAUCHEMAR
BLANC un court métrage deMathieu KASSOVITZ adapté d'une bande déssinée éponime de Moebius de son vrai nom Jean GIRAUD
La bande déssinée Moebius y est sérieux,
grave, et touche à la politique. Le cauchemar Blanc (qui est aussi le nom d’une des histoires) est une réponse à une indignation de l’auteur face à la censure du Ministre de l’intérieur. Il avait
interdit un court métrage ayant pour thème des incidents racistes. Moebius raconte donc une « ratonnade » avec un ton loufoque mais qui laissera un goût amer dans la bouche à la fin de la lecture.
Description d’un monde inhumain qui hérisse le poil.
Le court métrage
Dans une banlieue parisienne, quatre "français" attendent, comme chaque dimanche soir, que le "mal blanchi" apparaisse à portée de
leurs gourdins... Mais ce soir, l'expédition tourne au cauchemar. Accident, incidents, Arabe insolent, la roue tourne et rien ne va plus lorsque les locataires de l'immeuble s'en
mêlent...
Ce court réalisé par Terri Timely mêle absurde, surréalisme, dans une atmosphère trouble, figée, puis totalement déjantée, contrastant avec la gestuelle mécanique et
déshumanisée d'une famille asiatique.
Entendre des odeurs, voir des sons, sentir des images, c’est ça la synesthésie.
Phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Du grec syn (union) et aesthesis (sensation). Des couleurs, des goûts, des sons...
Cette vidéo déforme la perception que nous avons de notre environnement en remplaçant la sensation « naturelle » que devrait provoquer une interaction par une autre
Le petit chaperon rouge (le loup, la grand-mère et tout ça) revisité et animé par le suédois Tomas Nilsson, et ouvertement inspiré
duclip Reminds mede groupe Royskopp, réalisé en 2002 par le français
dustudio H5(qui fit ensuite dans le même style une publicité pour Areva).
Electronic Performers
2003
Réalisateurs : Arnaud Ganzerli, Laurent Bourdoiseau, Jérôme Blanquet
Cette vidéo explore le parcours d'une émotion, comme une chaude vibration qui se répand à travers le corps. Une émotion peut-elle avoir une représentation physique ? Lorsque j'écoute de la
musique, mon corps vibre, mon coeur bat à un rythme différent, affecte ma perception. Pourtant, la vague sonore qui me traverse comme un frisson est invisible. Comment un monde invisible peut-il
changer une matière aussi dense que le corps humain ? La réponse est peut-être que nous sommes nous-mêmes, fréquence, pulsation, rythme... Le son est au fondement de la matière. La naissance de
la vie...Arnaud Ganzerli, Laurent Bourdoiseau, Jérôme Blanquet
En quinze ans, les douze minutes de L’Île aux Fleurs, dévastateur court métrage avant-gardiste de Jorge Furtado, n’ont pas pris une ride. Tous ceux qui l’ont vu (et bien
souvent revu ad nauseam) le savent: en dévoiler les rouages serait le trahir et mettre à mal l’effet de surprise qui régit le film. Et puis, comment résumer ces douze minutes?
Douze minutes, donc. Douze minutes d’une formidable évidence. Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial. Douze minutes
d'images agrémentées de commentaires d'un humour implacable
Le P'tit Bal" de Philippe Découflé (chorégraphe, directeur artistique, réalisateur et danseur français) est un court métrage de 1993,
de quelques minutes seulement, mais plein d'humour, de jeux de mots et de scène; maintes et maintes fois récompensé... A voir absolument car c'est vrai que c'est très drôle et très bien fait
! Sur une chanson interprétée parBourvil, un couple se communique toute l'émotion de sonamourdans un langage dérivé de la langue des
signes.
L'HISTOIRE:Une maison posée sur le pic d'une montagne, oscille selon les mouvements de ses habitants.
Cette situation singulière va entrainer une suite d'accidents insolites, perturbant le quotidien des personnages qui subissent les déséquilibres incessant de la maison se balançant de droite à
gauche.• Ce court métrage a fait le tour du monde et a remporté beaucoup de prix dans de nombreux festivals : "Grand Prix" et "Prix du Public" au Festival
International du Film d'Animation d'Annecy, auFestival de Rome(Italie),
auFestival de Rio de Janeiro(Brésil) en 1999, ainsi
qu'auFestival International de Clermont-Ferrandet auFestival de New
Yorken
2000.
Foutaises - CM de Jean Pierre Jeunet - 1989 Ceux qui ont aimé Amélie Poulain se souviendront que ce procédé (J’aime/J’aime pas) a été réutilisé par Jeunet pour la présentation des personnages de
l’histoire. En empruntant au poète G. Pérec (Je me souviens) et au penseur R. Barthes (Roland Barthes par Roland Barthes) le système binaire « J’aime / J’aime pas »,
Jeunet nous livre une œuvre à la fois sensualiste et nostalgique, bourrée d’humour et de fantaisies, qui s’adresse principalement à l’enfant qui ne s’est pas éteint en nous. Le titre
même, « Foutaises », évoque dans le même temps la futilité,